Jean-françois Maljean

Jean-François Maljean

Quel piano possédez-vous ?
Un Steinway B, un piano Fender Rhodes, des pianos digitaux et des synthétiseurs.

Pourquoi avez-vous commencé à jouer du piano ?
Mes parents, tous deux médecins, ont acheté un piano et ont de- mandé à l’une de leurs patientes, Madame Hosdain, une dame for- midable, de me donner des cours de piano. Mais la musique faisait aussi partie de leur vie. Papa jouait du violon et chantait très bien et maman était mélomane et écoutait exclusivement de la musique classique. J’allais avec ma maman aux concerts classiques au grand théâtre de Verviers, ma ville natale.

Quels conseils donneriez-vous aux pianistes débutants ?
De jouer avec leur cœur et d’être amoureux du piano. De se jeter dessus quand on le retrouve. Et cela devrait être automatique.
De pratiquer et encore pratiquer et de choisir une voie : soliste, pop, fusion ...

Un piano acoustique, numérique ou les deux ?
Un piano acoustique sans hésiter : pour le son, le toucher et le son du relâchement provoqué par la pédale, qui n'existe que sur un piano acoustique. Je possède aussi deux pianos digitaux. Un pour ma fille de 9 ans et un que je prends parfois en tournée ( pour m’exercer dans les hôtels ) où même en concert quand il n’y a pas de piano acoustique mais alors, pour un concert avec mon band. En solo, j’utilise exclusivement le piano acoustique.

À quoi faites-vous attention lorsque vous choisissez un piano ?
Au son, au toucher, à la taille (pour un concert par exemple).
En concert, en studio ou à la télé, on n’a pas toujours le choix mais je privilégie toujours un Steinway et j’évite les sons trop aigus.

Le lockdown a été une période difficile pour de nombreux ar- tistes, mais cette période a-t-elle également eu un impact positif sur votre musique ?
J’ai écrit une chanson pour la ville de Wuhan qui est devenue un hymne de la résistance au COVID19, surtout en Chine. Celle-ci a fait plus de 100 millions de vues. J’en ai aussi profité pour terminer mon nouvel album qui devrait sortir en 2021.

Quel a été votre moment au piano le plus mémorable ?
Beaucoup de moments mais surtout ceux partagés avec d’autres musiciens lors de concerts avec mon band. Les moments intenses avec le public également.

Quelles musiques et quels artistes aimez-vous écouter ?
J’écoute tout mais surtout du piano : classique, jazz, pop.
Des artistes tels que Keith Jarrett, Ludovico Einaudi, Pino Daniele, Steely Dan, Mozart, Chopin, Fauré,...

Que déconseillez-vous de faire au piano ?
De la compétition. Le piano n'est pas pour moi une discipline olym- pique. J'ai beaucoup d'admiration pour les pianistes qui participent à des concours et comprends que cela puisse être important pour lancer la carrière. Je suis dans un genre musical où il n'y a pas de concours organisés. Un pianiste va d'abord devoir me toucher avant de m'impressionner...

Comment vous préparez-vous pour un concert ?
J'essaie, une semaine avant le concert (ou la tournée), de travail- ler régulièrement ma technique et de jouer plusieurs fois le programme que j'ai établi. Le jour du concert, j'essaie de répéter le plus tôt possible dans la salle de concert pour m'habituer à l'acoustique de la salle et bien sûr au piano. Juste avant le concert, j'essaie de faire un peu de méditation dans ma loge.

Des conseils avisés pour nos lecteurs ?
Prendre du plaisir à jouer du piano. Prendre du plaisir à écouter du piano, de la musique en général. Etre curieux et écouter différents genres de musique. Aller écouter des concerts même si c'est com- pliqué pour le moment.

www.jeanfrancois-maljean.com

Peter Bence piano

Peter Bence

Quel piano possédez-vous ?
Un piano à queue Steinway B Spirio-R.

Pourquoi avez-vous commencé à jouer du piano ?
C'est arrivé naturellement, étant enfant, l'exploration du piano droit de ma grand-mère était presque inévitable.

Quels conseils donneriez-vous aux pianistes débutants ?
Il est important de ne pas négliger sa voix intérieure. Les 99% de nouvelles idées que nous avons sont vouées à l’échec. Il faut tou- jours s'efforcer d'atteindre le 1% restant et continuer à travailler jusqu'à ce que cette idée brille.

Un piano acoustique, numérique ou les deux ?
Les deux ont une utilisation bien différente et nous ne devrions même pas les comparer. Il faut plutôt se poser des questions telles que "quel est le but de ce piano ? "
Si c’est pour un enregistrement ou de la musique live : Certaine- ment un piano acoustique.
Si vous apprenez ou vous vous exercez, le numérique convient très bien. Même si j'ai une préférence pour l'acoustique en général, car j'aime le son des cordes qui vibrent physiquement :)

À quoi faites-vous attention lorsque vous choisissez un piano ?
Le son est toujours le premier critère et bien sûr l'action de la mé- canique. J'aime les sons clairs et nets, avec un jeu facile et sensi- ble. C'est pourquoi au fil des ans, le Steinway D s’est finalement imposé comme une évidence. Un piano parfaitement équilibré est comme une toile blanche, rien ne déforme ni n’altère les couleurs que vous essayez de peindre.

Le lockdown a été une période difficile pour de nombreux artistes, mais cette période a-t-elle également eu un impact positif sur votre musique ?
J’ai enfin pu avoir ce temps inexistant pour créer de nouvelles mu- siques, de nouvelles vidéos et pour terminer mon album. Ce temps que je n'aurais pas eu si j'étais toujours en tournée. Il faut chercher le positif et saisir les opportunités dans ces moments difficiles et chaotiques. Même si les voyages, les rencontres et les concerts me manquent vraiment !

Quel a été votre moment le plus mémorable au piano ?
Plusieurs concerts me viennent à l'esprit, où il y avait un lien spé- cial entre moi, le piano et le public. L'un d'eux était mon dernier concert avant la pandémie, à l'Opéra de Sydney. Mémorable sig- nifie pour moi une situation qui peut être aussi drôle ou diffi- cile, comme lorsque j'ai cassé 2 touches et une corde pendant la vérification du son pour BBC Proms In The Park. Il n'y avait que quelques minutes pour le réparer. Quel malheur, mais ces choses arrivent rarement !

Quelles musiques et quels artistes aimez-vous écouter ?
J'écoute généralement tout ce qui a quelque chose de bon ou d'intéressant, mais ces jours-ci, vous me trouverez probablement en train d'écouter de la musique plus orchestrale, classique ou John Williams. J'ai ces périodes où j’écoute une variété de choses de Sting à Michael Jackson, de Hans Zimmer à Stephen Sondheim. La liste serait trop longue.

Que déconseillez-vous de faire au piano ?
Couper des oignons ou hacher du persil semble rayer le vernis de surface, je ne le recommande pas. :)
Sinon, les pianos sont construits de manière massive, et j'aime ex- plorer les autres sons que je peux en sortir en dehors de l’utilisation évidente du clavier.

Comment vous préparez-vous pour un concert ?
S'il s'agit de préparer une série de concerts comme une tournée, j’étudie toutes les pièces de la setlist programmée, tout doit être gravé au plus profond de ma mémoire. Si vous demandez ce que je fais juste avant un concert, il s'agit généralement d'un soundcheck et un échauffement, ou quelques exercices.

Des conseils avisés pour nos lecteurs ?
Écouter de la musique, c'est comme manger, si on grignote trop on n'a jamais vraiment faim pour un bon repas. Écoutez un bon morceau de musique après une longue période d'absence, et du coup il devient beaucoup plus puissant.

www.peterbence.com
http://www.youtube.com/user/BencePeterOfficial

 

Florian Noack

Florian Noack

Quel piano possédez-vous ?
Un piano à queue Steinway et un piano droit Bösendorfer.

Pourquoi avez-vous commencé à jouer du piano ?
Au départ, c'était le choix de mes parents que leurs trois enfants ap- prennent un instrument. Mon père est flûtiste, et le piano lui sem- blait un instrument plus gratifiant que d'autres pour démarrer. Au bout de quelques années de travail, bon gré mal gré, l'instrument et surtout le répertoire pianistique est devenu une passion.

Quels conseils donneriez-vous aux pianistes débutants ?
Écouter de la musique. C'est ce qui a été mon moteur, ma moti- vation principale pour faire des progrès : arriver à maîtriser suf- fisamment l'instrument pour jouer certains morceaux, auxquels je tenais à tout prix.

Un piano acoustique, numérique ou les deux ?
J'imagine que le numérique présente des tas d'avantages. Mais en ce qui me concerne, acoustique, par principe et sans hésitation.

À quoi faites-vous attention lorsque vous choisissez un piano ?
Si c'est un piano de travail, qu'il ne soit pas trop léger. Si c'est pour un enregistrement, cela dépend entièrement du programme que je vais enregistrer. J'aime bien des instruments qui permettent un son plutôt chaleureux, pas trop "pointu".
Mais de manière générale, j'ai toujours du mal à séparer l'instrument lui-même et l'acoustique d'un lieu (qui influence le son, la puissance de l'instrument). Parfois un piano me parait très difficile à jouer dans certaines circonstances et sublimes dans d'autres. C'est très difficile pour moi à juger.

Le lockdown a été une période difficile pour de nombreux artistes, mais cette période a-t-elle également eu un impact positif sur votre musique ?
Absolument. J'ai pu préparer sans interruption, sans autre con- trainte, un enregistrement qui me tenait beaucoup à coeur : les Études transcendantes de Sergei Lyapunov. Pouvoir me concen- trer à ce point-là, pendant deux mois, sur une même œuvre avant de l'enregistrer a été, sur le plan artistique, un luxe.

Quel a été votre moment au piano le plus mémorable ?
C'est très difficile à dire. Peut-être certains cours que j'ai reçus. Où le piano et la musique étaient aussi le terrain d'un échange hu- main extraordinaire, de ceux qui changent un peu votre vie.

Quelles musiques et quels artistes aimez-vous écouter ?
J'écoute énormément de musique : essentiellement de la musique classique, mais pas forcément tellement de piano. Mais si on parle de piano, depuis quelques années, je me suis plongé dans ces en- registrements du début du 20e siècle, où l'on peut encore entendre des gens comme Sergei Rachmaninov, Moriz Rosenthal, Alfred Cortot ou Etelka Freund. Depuis, il m'est parfois difficile de reve- nir aux enregistrements d'aujourd'hui. Même s'il y a énormément de musiciens que j'admire. Ces derniers temps, j'écoute beaucoup Andreas Staier, dont chaque enregistrement est une révélation pour moi. En dehors du classique, pas mal de chanson française (essentiellement Brel et Brassens), et beaucoup de jazz des années ‘30 et ‘40 (Fats Waller surtout).

Que déconseillez-vous de faire au piano ?
Peut-être en général, d'essayer de réagir à ce qui rend chaque œuvre unique. Je pense parfois qu'on a tendance à remplacer aujourd'hui la spécificité d'un morceau par un "style de jeu", un ensemble de règles implicites qu'on associe au compositeur. Ce n'est pas forcément une erreur, mais cela ne peut pas amener à généraliser, à rendre la musique d'un compositeur interchange- able. (Je pense qu'on a tous, parfois, eu l'impression d'entendre, par exemple, "du Mozart" -sous-entendu, "n'importe quel Mozart").

Comment vous préparez-vous pour un concert ?
J'essaie toujours, la veille ou l'avant-veille du concert, de travail- ler mentalement, en essayant d'entendre, loin du piano, la version idéale, celle que j'aimerais moi-même entendre de l'œuvre que je dois jouer.

Des conseils avisés pour nos lecteurs ?
Découvrir le répertoire. Ne pas se satisfaire des 10 ou 15 composi- teurs que l'on entend habituellement en concert. Il y a des dizaines et des dizaines de chefs-d’œuvre cachés, à redécouvrir.

www.floriannoack.com

Eliane Reyes Piano interview

Eliane Reyes

Quel piano possédez-vous ?
Un piano Steinway M170 de 1963, qui appartenait à Teresa Escu- dero-Decleire qui fut l'assistante de Jean-Claude Vanden Eynden lorsque j'étais étudiante au Conservatoire Royal de Bruxelles et de qui je suis restée proche.

Pourquoi avez-vous commencé à jouer du piano ?
Ma mère est professeur de piano et à l'âge de 3 ans, je reproduisais les sons que j'entendais à la radio. Ma mère m'a mise naturelle- ment à l'instrument et à l'âge de 5 ans, j'ai donné mon premier concert. J'aimais beaucoup le violon aussi mais le répertoire pia- nistique et en particulier Chopin. C'était une évidence que le piano serait ma vocation.

Quels conseils donneriez-vous aux pianistes débutants ?
De ne pas se décourager et travailler toujours avec acharnement. Enesco a dit un jour à Ivry Gitlis "Courage et patience", tout est résumé.

Un piano acoustique, numérique ou les deux ?
Un piano acoustique car j'ai la chance d'avoir une maison...si c'était en appartement, j'aurais un piano doté du système "silent".

À quoi faites-vous attention lorsque vous choisissez un piano ?
Au toucher, à la beauté du son en priorité. Le lockdown a été une période difficile pour de nombreux artistes, mais cette période a-t-elle également eu un impact positif sur votre musique ?
Pour ma part, j'ai rebondi en mettant ce temps à profit pour enreg- istrer 3 Cds qui sortent cette année: le premier le 14 février avec la musique de Dirk Brossé. 21 valses pour piano solo, enregistrées sur l'incroyable piano Chris Maene à Ruiselede. Ce piano à cordes parallèles permet une clarté et une polyphonie unique.

Mais il est évident que les concerts, la scène, les voyages, le part- age avec le public et les émotions du "live" sont toute ma vie et le secteur culturel ne voit pas le bout du tunnel; Il est urgent de réagir car nous avons des conservatoires, des diplômes reconnus par l'état, l'enseignement artistique supérieur est un fait "concret" alors, j'ai du mal à comprendre que nous soyons catalogués de "non-essentiels" et qu'on nous empêche d'exercer notre art pour lequel les études existent de manière tout à fait légale.

Quel a été votre moment le plus mémorable au piano ?
Ma rencontre avec Martha Argerich à l'âge de 14 ans fut un moment inoubliable et elle m'inspire encore continuellement.

Quelles musiques et quels artistes aimez-vous écouter ?
J'adore écouter la musique française, Ravel, Fauré, Poulenc, la chanson française, le jazz, la musique de films...je suis très éclec- tique.

Que déconseillez-vous de faire au piano ?
Des gammes :-) Blague à part, il faut se méfier de travailler des exercices répétitifs sans concentration car je pense que ça a une répercussion sur le toucher. Il faut sans cesse écouter l'égalité du son et en tirer toute sa beauté, sa plénitude.

Comment vous préparez-vous pour un concert ?
J'essaie de travailler en amont et rester dans un état d'esprit positif, d'être dans la musique et au service du compositeur. Vladimir Cos- ma m'a dit récemment "n'interprétez pas, jouez", Ravel disait aussi cela. Nous sommes un canal entre le compositeur et le public, no- tre rôle doit rester modeste.

Des conseils avisés pour nos lecteurs ?
Nous avons plus que jamais, besoin de soutien. Continuez à télécharger nos enregistrements via les plateformes Spotify, Ama- zon et autres progrès de la technologie moderne qui nous permet d'exister à l'ère du Covid.

Liebrecht Vanbeckevoort piano

Liebrecht Vanbeckevoort

Quel piano possédez-vous ?
Un piano à queue Steinway modèle B et un piano droit Blüthner.

Pourquoi avez-vous commencé à jouer du piano ?
Chez nous, il y avait de la musique tous les jours. Maman prenait des cours de chant, mes sœurs aînées jouaient du piano, de la guitare et de la flûte et il y avait souvent un disque qui tournait. Quelques mois plus tard, j'ai fait mes premiers pas au piano dans la classe d'Yvonne Gauthier au Conservatoire de Malines.

Quels conseils donneriez-vous aux pianistes débutants ?
La pratique quotidienne permet d’atteindre la perfection. Mieux vaut travailler un peu tous les jours que beaucoup en une journée. La façon dont vous pratiquez est plus importante que la durée de votre pratique. Trouvez le bonheur dans le temps au piano, jouez avec le sourire !

Un piano acoustique, numérique ou les deux ?
J'opte résolument pour le piano acoustique et sans réserve pour le piano à queue de concert Steinway, qui reste à mon avis le meilleur piano du monde. C'est aussi cette conviction qui me rend fier de porter le titre de "Steinway Artist". Il est également fascinant de voir comment le piano numérique a énormément évolué au cours des dernières décennies, tant au niveau du toucher que des pos- sibilités sonores.

À quoi faites-vous attention lorsque vous choisissez un piano ?
A la beauté du son. Il n'est pas si facile de trouver un piano qui a « tout » dans ce domaine : une basse ronde chaude, un registre médium au son égal et un aigu pétillant et brillant sans être criard. De plus, j'attache également une grande importance au soin avec lequel un clavier est ajusté. Un bon piano à queue ne peut donc être ou rester bon que grâce à l'expertise et aux soins attentionnés d'un technicien compétent.

Le lockdown a été une période difficile pour de nombreux artistes, mais cette période a-t-elle également eu un impact positif sur votre musique ?
Cette période de lock-down a permis de me familiariser davantage avec les possibilités d’enregistrement, de me familiariser avec la création de vidéos de concert et avec les possibilités de stream- ing. Le plus grand impact positif du lock-down, pour moi, a été, cependant, de sortir du monde musical : j'ai vraiment aimé passer beaucoup de temps avec ma famille. De plus, la sensation de vraie détente a été pour moi un moment de bonheur et de joie après 13 années intenses de concert depuis le Concours Elisabeth en 2007.

Quel a été votre moment le plus mémorable au piano ?
Samedi 2 juin 2007, une date qui restera à jamais gravée dans ma mémoire grâce au prix obtenu au Concours Reine Elisabeth. De plus, mon expérience de jouer 12 fois la même année dans un Sportpaleis à guichets fermés avec 15 000 personnes à la Night of the Proms a été une expérience unique qu'on a rarement en tant que musicien classique !

Quelles musiques et quels artistes aimez-vous écouter ?
J'ai des goûts musicaux très variés. Je suis probablement plus inté- ressé et intrigué que les autres pianistes par la musique vocale. De plus, la musique de chambre est une autre de mes passions : faire de la musique ensemble est ce qu'il y a de mieux et les trios avec piano ou quintettes avec piano sont mes "formations" préférées. Mais je mets aussi Radio 2 ou MNM dans la voiture. Un bon con- cert dans un club de jazz peut aussi me plaire.

Que déconseillez-vous de faire au piano ?
Bref et simple : frapper plus fort que nécessaire ou utiliser trop de pédale, deux grosses erreurs !

Comment vous préparez-vous pour un concert ?
Calmement :-) Je suis de nature très calme et je n'ai que rarement ou jamais de réel stress avant un concert. Tout au plus l'adrénaline pour ce qui va se passer, mais toujours positive.

Des conseils avisés pour nos lecteurs ?
Je plaide pour plus de calme et d'émerveillement pour le monde qui nous entoure, plus de temps et d'intérêt pour les relations, plus d'amour, plus de loyauté, plus de tolérance, plus de musique (live), bref: prendre plus de temps pour ce que je pense être vrai- ment important dans la vie.

Tim Grand Piano

Tim Grand

Quel piano possédez-vous ?
Je possède un piano à queue Doutreligne Boudoir et un piano numérique Nord Stage 3.

Pourquoi avez-vous commencé à jouer du piano ?
J'avais environ cinq ans lorsque je suis pour la première fois entré en contact avec un piano. J'ai été immédiatement conquis. Cette même année mes parents m'ont donné l'opportunité de m'inscrire à l’école de musique où, en plus des cours de piano classique, je recevais des cours de matières générales comme l'éducation mu- sicale et la culture musicale, l'accompagnement et la musique de chambre.

Quels conseils donneriez-vous aux pianistes débutants ?
Je pense que la patience est importante au début. Vous recevrez alors principalement des « exercices des doigts » et des études im- posées. Une fois que vous évoluerez davantage, cela ne fera que devenir plus amusant, je peux vous l'assurer.

Un piano acoustique, numérique ou les deux ?
Un piano acoustique reste la base et indispensable pour tout pia- niste. D’autre part, un piano numérique a de nombreuses possibil- ités. Par exemple, l'utilisation de différents sons augmente le fac- teur plaisir. Vous pouvez diviser le clavier en plusieurs sons, ainsi que l'enregistrement et l'amplification de votre performance. En bref, la combinaison d'un piano acoustique et d'un piano numé- rique est ma préférence personnelle.

À quoi faites-vous attention lorsque vous choisissez un piano ?
Je fais d’abord attention au clavier. Certains préfèrent un toucher, léger d'autres un toucher un peu plus lourd. En plus du clavier, je pense que le timbre est très important. Je suis fort en faveur des sons chauds et des basses pleines et profondes. Enfin, et c’est peut-être le plus important, vous devez avoir ce “petit plus” avec le piano. Quand vous jouez sur un nouveau piano, vous savez directe- ment si ce “petit plus” est là.

Le lockdown a été une période difficile pour de nombreux artistes, mais cette période a-t-elle également eu un impact positif sur votre musique ?
En tant qu’artiste à temps plein, le lock-down a été une période vide de concerts. Mon agenda qui était surchargé s’est retrouvé soudainement complètement vidé. Les premières semaines et les premiers mois, j’ai trouvé que c’était vraiment dommage de ne plus pouvoir faire ce que j’aimais le plus, c’est-à-dire de donner aux gens une expérience festive et inoubliable. Mais ça m’a encouragé à créer mes propres œuvres. C’est à cela que je consacre la plupart de mon temps en studio, et je suis impatient d’arriver à la période où je commercialiserai mes propres morceaux.

Quel a été votre moment le plus mémorable au piano ?
Il y a plusieurs moments mémorables dans ma carrière en tant que pianiste, mais le meilleur reste le moment où j'ai été pendant 12 minutes sous les projecteurs à côté de la cabine DJ sur la haute scène du palais des sports d'Anvers, avec plus de 12000 partici- pants.

Quelles musiques et quels artistes aimez-vous écouter ?
J’ai des goûts musicaux incroyablement diversifiés. Cela dépend principalement de l'humeur et du moment. J'écoute aussi beau- coup de la musique Pop, Urban et House, car ce sont les genres que je pratique moi-même en tant qu'artiste. Si je cuisine, ou que je mange, confortablement, j’écoute de préférence des années 80 et du jazz.

Que déconseillez-vous de faire au piano ?
Frapper sur le clavier du piano. Ça me hérisse les poils !

Comment vous préparez-vous pour un concert ?
Pour les spectateurs, cela semble se faire tout seul, mais en réalité, cela prend de nombreuses heures de préparation. Juste avant une représentation, je ne suis pas stressé, car je compte sur ma prépa- ration. De plus, je n'ai pas de set fixe ni de playlist. De cette façon, tout vient spontanément et je suis plus dans l'ambiance. Dès que je monte sur scène, j'essaye d'en profiter au maximum !

Des conseils avisés pour nos lecteurs ?
Surtout, jouez de la musique que vous aimez écouter. Cela aide certainement au début du processus d'apprentissage pour avan- cer très rapidement. De cette façon, travailler reste un pur plaisir. Je peux ainsi exprimer directement mes sentiments en musique et il n'y a rien de tel que le piano pour faire cela.

www.timgrand.com

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